audrey

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Arguments

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    (mitigée) Repenser l'arrimage général des diverses instances qui jouent un rôle important dans la gestion et la distribution des ressources à la collectivité (incluant la petite enfance et la priorité qu'on devrait y accorder). Plusieurs acteurs mobilisent une grande part de leur temps et de leur énergie à négocier avec les diverses instances décisionnelles pour s'assurer qu'il y ait une distribution quelconque en petite enfance. Lorsque le financement est accordé, il s'accompagne de processus de redditions de compte non négligeables. Parfois, certains acteurs en petite enfance doivent gérer plusieurs enveloppe budgétaires pour arriver à leurs fins. Il n'est pas normal d'avoir à se se battre quotidiennement avec autant d'acharnements pour que les décideurs choisissent d'investir dans nos sociétés de demain.

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    audrey Pour

    3 novembre 2016 16:05

    Lié à la proposition : Tout-petits avec handicap ou trouble de santé ou de développement

    Il est essentiel d'apporter rapidement un soutien aux enfants présentant des besoins particuliers. Cependant, il faut faire extrêmement attention aux effets stigmatisant que notre système inflige par le biais de son fonctionnement (accès aux services par problématique (diagnostics)). Le développement de l'enfant en bas âge est complexe et ne peut se gérer par le soutien spécialisé par problématique. Un enfant qui se développe ne suit pas nécessairement toujours la trame normative déterminée par les théoriciens. Ceci dit, certains enfants présentent des besoins qui ne se déterminent pas toujours clairement en fonction d'un programme. J'ai connu, dans ma pratique, plusieurs enfants qui se retrouvaient dans des "zones grises" car ils ne répondaient pas aux critères d'un ou de l'autre des diagnostics qui avait le pouvoir de leur donner accès à des services spécialisés. Ces, derniers, malgré leurs grandes vulnérabilités, ne pouvaient ainsi pas recevoir d'aide. N'oubliez pas, plus on classe, plus on exclue!

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    audrey Pour

    3 novembre 2016 17:30

    Lié à la proposition : Investir dans les services aux mères dans le besoin.

    * Ne pas oublier les pères. Ils peuvent eux aussi apporter un apport considérable dans le développement des enfants. Ils peuvent également eux aussi présenter certaines vulnérabilités non négligeables, comme être monoparental ou peu scolarisé. L'impact est tout aussi grand. Plusieurs emplois (notamment ceux qui sont disponibles pour les gens moins scolarisés) ne fournissent pas ou peu d'avantages sociaux et sont peu ou pas conciliant envers les besoins des familles. J'ai déjà travaillé dans un CPE et vécu des situations où des mères monoparentales qui avaient un poupon fréquemment malade (bronchite, fièvre, gastro) hésitaient grandement à venir le chercher (tel qu'il l'est demandé au CPE lorsqu'un enfant est malade et contagieux) parce qu'elles se faisaient menacer de perdre leur emploi ou de se faire renvoyer de l'école.

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    Imaginez un instant l'état du travail quotidien d'une éducatrice (ou d'un éducateur) engagé(e) pour stimuler le développement d'un groupe d'enfants qui reflète l'état actuel de vos statistiques, et principalement un groupe d'enfants qui provient d'un milieu défavorisé (2 enfants vulnérables (ou +) pour un groupe de 8). Dans un contexte pareil, il devient difficile d'assurer une intervention optimale et éducative et de répondre à des besoins plus particuliers. Les éducatrices que j'ai accompagné en milieu défavorisé avait peine à assurer une gestion de groupe de base. Ceci dit, le volet plus éducatif pouvait souvent être escamoté au profit de la sécurité de tous les enfants (ce qui est non-négligeable!). Par ailleurs, comme l'évaluation des enfants présentant des besoins particuliers peut prendre énormément de temps (cette évaluation permet, en dépit d'un profil diagnostic stigmatisant, d'avoir accès à des services d'accompagnement essentiels), les éducatrices se retrouvent souvent seule pour gérer différents besoins particuliers (parfois lourds, parfois plus légers).

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    Il est important de reconnaitre l'écart important qu'il y a actuellement dans la distributions des ressources (humaines, matérielles et financières) entre les organismes communautaires et les institutions publiques. Les organismes communautaires ont le potentiel d'être extrêmement riches pour les communautés locales. Toutefois, actuellement, ils n'ont pas le soutien nécessaire (ou adéquat : financement par action) pour répondre aux missions qui les ont fait naitre (assurer la démocratisation des services et des politiques d'intérêts publics).

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    Assurer un suivi plus continu auprès des familles immigrantes. J'ai connu des familles qui après avoir eu 2 ans de services pour les soutenir dans leur intégration, n'avaient plus rien pour les orienter. Loin de favoriser leur autonomie, cette façon de faire augmentait parfois davantage leurs vulnérabilités et leur chances de s'isoler. Pour certaines familles, notamment celles qui ont plusieurs enfants en bas âge, le défi peut également être plus grand. Pour certaines familles également, il peut paraître menaçant d'aller chercher de l'aide. Par ailleurs, plusieurs intervenants se sentent encore très démunis dans leur interventions auprès des familles qui proviennent de cultures différentes. Plusieurs intervenants affirment le besoins d'avoir plus d'informations et de moyens pour mieux soutenir les familles immigrantes.

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